L'intelligence entrepreneuriale

L’intelligence entrepreneuriale est l’ensemble des bonnes pratiques, validées et démontrées par des résultats probants, mises en œuvre par l’Organisation pour faire face aux intelligences déployées par les composantes de son écosystème. Pour oser une prudente analogie militaire, c’est une méthode de raisonnement tactique et un engagement opérationnel qui s’appuient sur des modèles et des processus éprouvés par les compétences et les expériences de celles et ceux chargés de les mettre en œuvre. Concrètement, il s’agit de raisonner et d’agir intelligemment sur les terrains de manœuvre économiques pour déjouer les manœuvres adverses et asseoir durablement les succès commerciaux de l’entreprise.

Elle intègre les intelligences indispensables à l’Organisation pour conquérir des parts de marché, se défendre contre les velléités de ses concurrents et réguler ses relations avec ses parties prenantes internes et externes. Chacune de ses composantes, seule ou en interaction, contribue à forger l’intelligence collective qui forme le socle offensif ou défensif de l’Organisation, constitué par ses différentes intelligences :

L’intelligence commerciale, qui permet de détecter de nouvelles cibles commerciales, ou de suivre les évolutions au sein des structures clientes afin de cultiver le relationnel et d’ajuster l’offre et ses conditions.

L’intelligence juridique, qui permet de comprendre l’environnement juridique et d’en détecter les risques juridiques afin d’élaborer des processus conformes aux exigences du droit applicable.

L’intelligence des risques, qui permet de détecter, d’analyser et de maîtriser les vulnérabilités et les risques d’atteinte à la sûreté et à la sécurité.

L’intelligence financière, qui permet de maîtriser les structures de coûts, de soigner la trésorerie et d’optimiser les effets de leviers financiers.

L’intelligence sociale, qui permet de comprendre les besoins en compétences, de recruter, d’intégrer, de former, de valoriser et de maintenir les compétences clés dans l’Organisation.

L’intelligence sociétale, qui permet d’analyser et de comprendre les attentes des parties prenantes afin de développer des communications appropriées, notamment en temps de crise.

L’intelligence économique, qui permet de collecter, de traiter, de sécuriser et de diffuser les informations utiles aux dirigeants de l’Organisation.

L’intelligence stratégique, qui permet de maîtriser et de protéger les informations pertinentes en matière de développement et d’innovation.

Ces intelligences de groupe sont complétées par des intelligences individuelles telles que l’intelligence tactique, l’intelligence de situation, l’intelligence émotionnelle, l’intelligence communicationnelle qui permettent de s’adapter efficacement à des situations qui exigent des facultés particulières en matière de relations humaines et de communication inter personnelle.

Ce portefeuille d’intelligences, pourtant non valorisé en haut de bilan, constitue certainement l’un des actifs à la fois le plus précieux et le plus fragile pour l’Organisation, qui doit lui consacrer des moyens suffisants afin de ne pas risquer de perdre les bénéfices qu’il procure.

Dans cette hypothèse, elle ne pourrait que regretter de n’avoir pas eu l’intelligence de conserver son intelligence.